Localisation de l’agglomération londonienne (1) |
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Après avoir été longtemps l’une des plus grandes métropoles industrielles du monde, Londres est devenue l’un de ses trois premiers centres financiers. Au cours des 20 dernières années, 620 000 emplois industriels ont été perdus dans l’industrie, tandis que 640 000 emplois ont été créés dans les services aux entreprises et dans les activités financières.
Quatre clusters (2) sont dominants : les finances (dans le quartier central de la city), les services avancés aux entreprises, les médias, et les activités immobilières. Inversement, l’industrie de haute technologie et la recherche et développement sont plus faiblement présentes, et les activités traditionnelles plutôt en déclin.
Globalement le « Grand Londres » est une agglomération économiquement très centrée, spécialisée, sans réelle diversification économique.
Ses enjeux en termes stratégiques sont avant tout liés au maintien de sa prééminence dans le domaine financier, face à une concurrence mondiale accrue.
Les axes de développement économique et le rôle de la ville-centre
Le « Grand Londres » a en 2000 retrouvé une municipalité, la Greater London Authority (GLA), dirigée par le très médiatique Ken Livingstone. La GLA est responsable de la politique de la ville et du logement, de la planification des transports, de l’aménagement et des grands projets urbains... qui trouvent une cohérence spatiale et stratégique au travers de la Spatial Development Strategy, dite « London Plan ».
« London Plan » quantifie et localise schématiquement les objectifs de logement et d’emploi de l’agglomération. Il s’agit d’un programme ambitieux : à l’horizon 2016, la population résidentielle atteindrait 8 millions d’habitants, avec plus de 600 000 emplois nouveaux créés.
Les projets d’aménagement du « Grand Londres » (4) |
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Le cœur de l’agglomération occupe une place prépondérante dans les axes de développement du Grand Londres, comme l’illustrent les projets de renouvellement urbain, et aussi la politique des transports. Un programme ambitieux d’amélioration de l’accessibilité de la ville-centre est ainsi en cours.
La politique pour la ville-centre dans le domaine des transports repose sur deux axes : une réduction des déplacements en voiture (grâce, notamment, au péage urbain), couplée à une amélioration très nette des transports en commun. Des investissements massifs sont ainsi prévus dans la modernisation et l’extension des infrastructures du réseau de transport en commun.
L’amélioration de la couverture des transports en commun |
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Les axes de développement définis pour l’agglomération visent donc à renforcer le rôle déjà prépondérant de la ville-centre. La préparation des Jeux Olympiques de 2012 survient opportunément pour donner un formidable coup d’accélérateur au programme de renouvellement du Grand Londres.
Des réflexions sur une amélioration de l’organisation du soutien aux entreprises ont également accompagné ces politiques urbaines ambitieuses. La London Development Agency a modernisé son système de soutien aux entreprises, (Business Links (6)), en s’attachant à bien distinguer l’activité de plate-forme d’orientation générale des entreprises, de celle d’octroi de subventions et de conseils spécialisés aux entreprises. L’agence pilote d’agglomération définit ainsi les objectifs généraux et les moyens, tandis qu’une plate forme d’orientation des entreprises (société privée) et une autre plate forme d’opérateurs de terrain (organismes divers spécialisés dans le conseil, les subventions) prennent le relais sur le terrain.
Le système d’attribution de subventions privilégie les entreprises considérées à fort potentiel, quel que soit leurs secteur d’activité, ainsi que les entreprises s’inscrivant dans la préparation des Jeux Olympiques de 2012.